jeudi 29 décembre 2011

Whirpool Cabrio hybride, un désastre...

Bon, je vous entend penser: "Il a perdu la tête! Le voilà qui coiffe ses billets avec une image d'électro-ménager".

Rassurez-vous, le monsieur a encore une tête bien à sa place, entre les épaules. Ce billet n'est en fait qu'une mise en garde contre l'achat de ces satanées lessiveuses hybrides. Le chargement se fait sur le dessus, comme ces bonnes vieilles machines à agitateur central, mais  les différents cycles de lavage offerts s'effectuent sur le principe caractérisant une machine à chargement frontal,  c'est à dire un lavage nécéssitant une quantité d'eau minimale. Mais où est donc le problème me demanderez-vous? Je vous explique: il se situe très exactement au niveau d'un important manque de mouvement des vêtements dans la cuve lors du cycle de lavage ( dans une frontale, les vêtements se font brasser pour la peine à tout le moins).

Voici, en version intégrale, le commentaire que mon épouse vient d'émettre sur le site web du magazine Protégez-vous:

"Laveuse Cabrio de Whirlpool (ce qu'on appelle les hybrides, chargement par le haut mais sans agitateur) achetée en septembre 2010. Épouvantable! Elle n'a jamais bien lavé, mais toutefois ce n'est pas faute d'avoir essayé... au temps qu'elle y mettait! Après une année de désagréments qui allaient de mal en pis, malgré tous mes essais, analyses et constats, je me décide à rappeler le marchand; on m'écoute, et à la vue des vêtements noirs tellement tachés qu'il faut absolument les relaver, heureusement on m'envoie un technicien gratos. Verdict du tech: ces machines ont toutes le même problème. Elles n'utilisent pas suffisamment d'eau et une récente exclusion du phosphate dans le savon rend sa dissolution inneficace, laissant ainsi des traces de savon sur les vêtements foncés (particulièrement le noir). Alors il suggère d'utiliser le cycle « Bulky » (63 minutes) avec un extra rinse (10 minutes supplémentaires) et, en plus, d'utiliser de l'eau tiède! Wow! Un cycle de 73 minutes pour une petite brassée de noir! Qui dit mieux?

Le hic, c'est que malgré toutes ces nouvelles directives, la machine lave tellement mal (pas nouveau...) que dernièrement, après une brassée de 73 minutes, les vêtements noirs sont « salopés » au point où j'ai dû refaire un autre cycle de 73 minutes pour en arriver à me dire que la seule option qu'il me restait avec cette machine, est que je devrai laver à la main finalement...Lorsque tu es rendue à te faire salir ton linge en essayant de le laver, ça en devient ridicule! Heureusement, le directeur du magasin ne veut pas laisser une cliente « insatisfaite et malheureuse », alors il accepte de reprendre l'engin tout en offrant un très bon prix sur un autre électro. Pour faire suite aux commentaires ci-dessus, il est vrai qu'en plus, les serviettes n'avaient pas une bonne odeur à la sortie de la laveuse; il y a toujours bien un bout à ce qu'on peut accepter d'adaptation...
Morale de l'histoire, j'ai « haguis » la maudite machine au point où je retourne allègrement vers l'ancêtre à agitateur! Pour l'écolo, on repassera! Parce qu'à 2.46 heures pour une tite brassée de noir qui n'est même pas concluante, c'est pas ben ben "vargeux" je trouve!"

 Chers ami(e)s, vous voici maintenant avertis. Bonne fin de vacances à ceux d'entre vous qui jouissez encore du luxe d'en avoir. 






vendredi 23 décembre 2011

Un vieux cliché, ce soir là...

 

Bien sûr, débattre sans fin sur la validité de la fête de Noël, peut pour certains devenir un cheval de bataille de la plus haute importance. Comme vous tous, je connais de ces frères et soeurs qui rejettent la tradition au nom de la pure vérité historique et de l'innaceptable origine paĩenne de la fête. J'ai le plus grand respect pour ceux qui adhèrent à ce groupe (bien que je ne puisse en faire partie) et je comprends tout à fait leur réticence à célébrer une fête qui par-dessus le marché, occupe le premier rang au palmarès des "happening" commerciaux de notre époque post-moderne.  Le côté outrancièrement mercantile de Noël m'horripile au point de m'y rendre quasi indifférent. Je n'ai rien contre le fait d'offrir un présent à un être cher, je ne suis tout de même pas possédé par l'esprit de Séraphin Poudrier! Néanmoins, j'en ai beaucoup contre cette philosophie que je résumerai à  deux phrases: "Tu aimes, donc tu dois acheter!" et "Gens importants dans ta vie = Gros cadeau clinquant!". Bon, j'estime que vous saisissez l'essence de ce que je tente d'exprimer.

Vous avez les moyens d'ensevelir de somptueux cadeaux les gens qui vous entourent? Grand bien vous fasse et que Dieu vous bénisse! Tant mieux pour vous et pour l'humanité qui profitera de votre libéralité. Vous n'avez pas un rond en cette période des Fêtes et vous n'arrivez pas à joindre les deux bouts? Rien ni personne ne devrait vous empêcher de vivre de merveilleux moments en compagnie de ceux que vous aimez.

Pourquoi? Parce que Noël (et je le répète tout en étant parfaitement conscient que je radote un cliché vieux comme l'invention de la caisse enregistreuse) est censé nous rappeller qu'il y a de ça un peu plus de 2 000 ans, le plus grand cadeau jamais fait aux hommes se matérialisait sous la forme d'un tout petit bébé, celui dont il était question dans les prophéties de  l'Ancien Testament. Celui qui devait venir affranchir l'humanité de son esclavage au mensonge et à la noirceur spirituelle: Emmanuel, Dieu avec nous.  Jésus, le Christ! Celui que plusieurs de mes contemporains ont débaptisé à tort "le p'tit Jésus". Il est vrai qu'il est bien innofensif ce petit Jésus!

Qui que vous soyez, je vous souhaite cette rencontre avec le Christ, Jésus, qui n'a rien des attributs d'un "petit". Et si cela vous gêne d'en discuter ouvertement, faites-le dans l'intimité de votre coeur, parlez-lui, malgré vos réticences et votre possible incrédulité. Je l'ai moi-même fait, un certain soir, quelque part sur cette planète, incrédule mais assurément assoifé de vérité et convaincu que quelque chose ne tournait pas rond dans ce qui me restait de vie. Je cherchais un véritable sens depuis fort longtemps et je n'avais rien trouvé de satisfaisant encore, bien au contraire. J'ai dû descendre bas, très bas. Là où ne plus exister devient l'unique option envisageable pour cesser de souffrir. Je devais donc choisir: Partir ou crier. Crier comme dans hurler à la lune tel un chien perdu et angoissé. J'ai donc hurlé à ce Jésus dont on m'avait un jour parlé. Me souvenir de Son histoire, ce soir là, sauva ma vie... C'est tout ce que je peux dire. Je ne possède pas la puissance pour moi-même convaincre qui que ce soit que j'ai été témoin d'un miracle, ce soir là...

Si toutefois vous ne connaisez pas ce Jésus Sauveur et que ces quelques lignes vous laissent présentement de glaçe ou encore vous froisse, votre mémoire, désormais, portera à tout le moins en elle une  empreinte du peu que j'aurai réussi à vous transmettre sur ce qu'Il a accompli pour me guérir et me transformer. J'espère un jour vivre le bohneur de pouvoir entendre l'histoire du miracle qui sera le vôtre...

Joyeux Noël et paix à tous ceux qui suivent ce blogue!
Que Sa main protège vos nombreux déplacements!       ­

mercredi 14 décembre 2011

Niquab non grata


À défaut de pouvoir écrire que je suis fier d'être québécois - dans le sens de citoyen du Québec en tant que nation souveraine-, permettez-moi, en cette superbe matinée de décembre, de déclarer ma fierté sans bornes d'être canadien. Enfin, une décision politique aura réussie à m'arracher un cri de victoire sincère et bien senti. Du genre "qui fait du bien par où ça passe", comme dirait mon défunt paternel.

Jason Kenney, ministre fédéral de la citoyenneté, de l'immigration et du multiculturalisme (oui, rien que ça), vient de décréter qu'il était à présent interdit pour une femme portant le niquab, de garder ce dernier sur son visage lors de son assermentation comme citoyenne canadienne. Célébrons donc ensemble , ce pas de plus vers l'abolition de l'aplat-ventrisme devant  l'Islam radical. Reste encore à l'interdire sur la place publique, comme le recommande à mon plus grand étonnement le Congrès Canadien Musulman - et comme l'ont finalement fait nos cousins français, écoeurés de constater jour aprés jour, que l'espace publique de leur mère patrie se métamorphosait petit à petit en club école de l'Arabie Saoudite-.

Parlant de L'Arabie Saoudite, saviez-vous qu'une femme en niquab se présentant à la Mecque pour y entreprendre un pélerinage, se voit dans l'obligation de retirer son voile avant de poser le pied dans l'enceinte du lieu saint?  Pourquoi croyez-vous? Parce qu'on veut la photographier contre son gré afin de déterminer si elle est la plus belle créature a avoir foulée le sol saoudien? Et non les amis! On les oblige à se dévoiler uniquement pour des raisons de sécurité, rien de plus, rien de moins. Croyez-vous un seul instant qu'une pareille mesure risquerait là-bas de se retrouver  contester de quelque manière que ce soit? Pas l'ombre d'un risque, soyez-en profondément certains! Expliquez-moi alors pourquoi ici en sol canadien, nous devrions pour des motifs apparement religieux, permettre à des femme fringués en braqueurs de banque de prêter allégance  à la constitution de notre pays ainsi qu'à ses valeurs démocratiques de liberté et d'égalité?

Vous connaissez déjà mon opinion à ce sujet...

Certains se sont plaint que depuis la récente mise en place de cette procédure, quelques femmes ont décidé de ne pas se présenter à leur cérémonie d'assermentation, troublées à l'idée de devoir dévoiler leur visage devant d'impurs personnages enclins aux perversités les plus innommables. Je regrette, mais je suis d'avis que cette religiosité fanatico- hystérique (aussi justifiée soit-elle pour une femme de cette branche de l'Islam) ne devrait aucunement nous émouvoir. Encore une fois, allez dans un pays islamique pleurnicher sur le fait qu'on ne semble pas le moins du monde intéressé  à vous accommoder en matière de religion ou de culture. Vous risqueriez, très rapidement, de constater que le taux d'humidité des cellules de leurs geôles est d'un inconfort stupéfiant.

 Nous sommes ici chez-nous!! Qu'on se le dise et qu'on cesse de nourrir ce complexe futile qui veut constamment nous noyer dans cette pseudo-culpabilité identitaire de bas étage.




dimanche 13 novembre 2011

Toute la vérité, rien que la vérité...




"Toute vérité n'est pas bonne à dire!" Celle-là, j'ai bien dû l'entendre au moins une fois par semaine pendant mon enfance. Devant composer avec le petit monstre bavard que j'étais, ma mère adoptive ne savait plus quoi faire pour m'apprendre la discrétion. J'étais alors difficilement capable de me retenir d'exposer la vérité dans sa nudité la plus intégrale. Ne tenant jamais compte des circonstances ni de la nature de mes interlocuteurs, j'observais maintes et maintes fois ma pauvre maman s'arracher les cheveux sur la tête, alors que je racontais sans gêne aucune, les détails les plus intimes de notre vie privée. Tout ça pouvait aller de ce que ma grand mère m'avait vulgairement balancée alors qu'elle était furieuse à en avoir oublié son catholicisme, à ce que papa avait dit à maman un certain soir, alors que toutes les portes et les lumières sont éteintes et que les enfants sont censés dormir à poings fermés. 

Vous me diriez que tous les enfants en font autant, je veux bien... Mais en ce qui me concerne, le problème s'est étiré au delà de la normalité. Bon, ne craignez rien, je ne raconte plus ma vie aux étrangers  et je ne cours pas les rues en divulguant les secrets de mon entourage, c'est déjà ça de gagné! Mais je fus longtemps perçu comme celui qui ne se gênerait pas pour vous le dire comme il le pense et je dois humblement avouer que je n'ai pas encore réussi à éliminer ce trait de ma personnalité. À vrai dire, je trouve encore fort utile cette capacité que Dieu m'a donné: celle de ne pas perdre un temps précieux à tourner autour du pot et  à appeler les choses par leur nom devant les gens concernés. Bien sûr, si c'est fait sous le coup de la colère, sans égard aux sentiments de l'autre, ça ne vaut rien qui vaille. Pire encore, si l'amertume est le moteur derrière ce besoin d'authenticité, le cancer spirituel n'est jamais bien loin derrière, et qui en a besoin réellement? Je vous le demande...

Si donc je transforme l'affirmation de ma mère en question: toute vérité est-elle bonne à dire? Spontanément, je vous répondrais oui, sans aucun doute! Je suis personnellement convaincu que la vérité doit toujours être exprimée, étalée au grand jour, mise sur la table comme on le dirait au Québec. Mais pas à n'importe quel prix! La sagesse est impérativement de mise dans l'expression du vrai. Le monde est complexe, archi-complexe. Les gens sont différents de par leur caractère, leur culture, leur sexe, leur rang social, leur éducation, leurs blessures; tous ces facteurs influencent leur perception, ils participent tous à colorer le prisme à travers lequel ils voient la vie. Le but ultime de l'étalage de la vérité est d'amener éventuellement une correction et donc si Dieu le permet, une amélioration quelconque dans une situation donnée. Démolir les gens sous prétexte qu'on a balancé la vérité ne peut que déboucher sur le pire plutôt que sur le meilleur. 

Cela étant dit, je ne suis par contre pas un grand fan de cette fâcheuse habitude qu'ont certains de tout enfouir sous la couverture pour éviter toute confrontation avec des gens qui ont clairement besoin d'être repris, sinon carrément stoppés dans leurs sombres manigances. Cela n'est plus du respect ni de la sagesse, mais de la lâcheté pure, de la couardise de haute voltige. L'humanité n'a aucunement besoin de cette manie totalement improductive de s'enfoncer la tête dans le sable dans l'espoir creux que tout se résorbera comme par magie. Observez bien la photo et vous comprendrez rapidement pourquoi si mes quelques arguments n'ont pas su vous convaincre. Vous aimeriez vous retrouver dans cette position? Quel gâchis...  

Excellente semaine à tous...et toutes bien sûr.

mardi 25 octobre 2011

Hilary, Jean Claude et le bourreau messie...


Laissez-moi d'abord vous présenter les trois joyeux lurons assis à l'avant sur la photo  coiffant ce billet. Dans l'ordre inhabituel, débutons avec la très lumineuse Hilary Swank, récompensée à deux reprises avec l'Oscar de la meilleure actrice (dans des rôles disons-le, criants de vérité et débordants d'humanisme). Aucun doute à y avoir, nous parlons ici d'une poids lourd du box-office américain. Au centre, plusieurs auront reconnu l'illustre Jean Claude Van Damme, icône hollywoodienne de films de combat des décennies 80-90. Pour terminer, un visage plutôt inconnu pour la grande majorité des occidentaux. Rencontrez,  gens du peuple, le maître incontesté de la Tchétchénie moderne: Ramzan Kadyrov. Monsieur Kadyrov traîne avec lui la réputation de faire les choses rapidement et  sans fioritures avec ceux qui malheureusement, trouvent le courage de s'opposer à son leadership; soit ils disparaissent, soit on les retrouve avec du plomb dans la tête en bordure d'une route de campagne. Toute à l'image de son papa quoi! Évidemment, le principal intéressé vous dira sans rire qu'il  n'a absolument rien à voir avec ces horreurs. Pourtant, il n'existe pas un groupe humanitaire sur cette terre (incluant Amnistie internationale), qui ne le soupçonne  directement de bafouer à outrance toutes les règles fondamentales des différentes conventions relatives au respect des droits de la personne. Au menu de Kadyrov, en table d'hôte: assassinats, enlèvements, tortures, viols, intimidations... en aurais-je oublié??


Pour ceux qui suivent ce blogue depuis ses débuts, rappelez-vous ce billet de juillet 2009, où je traitais de l'assassinat de la journaliste tchétchène Natalia Estemirova. 
http://lecoeurouvert.blogspot.com/2009/07/privilege.html


Depuis ce temps, rien ne s'est amélioré en matière de droits et liberté en Tchétchénie, croyez-moi sur parole. Pour en revenir à cette photo, elle fût prise il y a de ça deux semaines, lors du 35 e anniversaire de naissance de Kadyrov. Grand amateur de bêtes sauvages (tigres, lions, panthères), de rutilantes bagnoles, de femmes aux moeurs douteux et naturellement très en amour avec son image publique, notre dictateur (comme beaucoup d'autres soulignons-le) ne se gêne jamais pour débourser des sommes exagérément disproportionnées, pour attirer les riches et célèbres de ce monde à ces évènements mondains et outrageusement bling-bling. Permettez-moi d'exprimer toute mon indignation et ma stupéfaction envers l'inconscience de  ces vedettes, qui pour un chèque bien juteux dans les six chiffres, ne semblent éprouver aucun problème à s'associer publiquement à des barbares qui assassinent et violent ceux et celles  qui osent ne pas les adorer comme les messies qu'ils s'imaginent être.
Comme si le simple fait de  pavaner aux côtés de  pareil maniaque n'était pas suffisamment sinistre et dégoutant, Van Damme prit la parole sur scène pour exprimer son amour envers l'homme qui signait son généreux chèque : "M.Kadyrov, je vous aime!" lui déclara t-il devant un parterre de pantins tout aussi forcés d'y être les uns que les autres.  Je vous épargne ici le véritable fond de ma pensée, des enfants risqueraient de lire ce texte. Pour sa part, la très gracieuse Hilary Swank, prit soin de souhaiter bonne fête à Mr. le Président et déclara qu'elle était "honorée" de se retrouver dans la capitale tchétchène. Sans commentaires supplémentaires...


    La Tchétchénie est considérée comme l'un des dix pays pays les plus répressifs de la planète, quelqu'un oserait-il me faire avaler que des individus entourés et conseillés comme Swank et Van Damme, n'ont aucune idée d'avec qui ils ont si gentiment accepté de prostituer leur soi-disant image de marque ?


Prière d'aller raconter ça à d'autres...





mardi 18 octobre 2011

Le courage d'être vrai...


J'ai toujours aimé le Canadien. Comme des tonnes de jeunes québécois, j'ai secrètement rêvé de porter le gilet du sacro-saint CH et de voir la foule se lever d'un bond après avoir enfilé le but de la victoire. Mais comme je n'étais qu'un hockeyeur plus que moyen, je dus me contenter de vivre l'extase par procuration, à travers mon joueur favori de tous les temps: Guy Lafleur.  D'ailleurs, je me promets encore d'aller le rencontrer en personne à son restaurant de Berthierville avant qu'il ne soit trop tard. Sans blague, après lui,  Jean Béliveau et Patrick Roy, y'a t-il une autre légende vivante du CH ? 

Évidemment, les québécois membres de la Sainte Flanelle ont toujours été l'objet d'une attention particulière de la part des médias et des amateurs. Au fil des ans, le service des communications de l'équipe s'est resserré (et raffiné)  au point où il est à peu près impossible d'obtenir des informations intéressantes sur le fonctionnement réel du quotidien du club. Tout est soigneusement filtré et chaque joueur est rapidement informé de la limite à ne jamais franchir lorsqu'un journaliste lui place un micro sous le nez . Après quelques années dans le vestiaire du Canadien, la langue de bois n'a donc plus de secret pour personne. Mais les temps changent. Avec l'avènement des ex-joueurs convertis en animateurs ou analystes d'émissions d'après-match, il nous est maintenant possible d'en apprendre un peu plus sur certains sujets jusqu'ici tabous. 

Ce qui m'amène au sujet de ce billet: le coming-out récent de Patrice Brisebois sur les ondes de TVA, relativement à l'épisode de dépression qu'il a du traverser comme joueur du Canadien. Comme plusieurs, je me souviens parfaitement de cette période noire où Brisebois se faisait copieusement huer à la seconde où il touchait à la rondelle. Évidemment, toute cette stupidité n'était en fait que l'oeuvre d'un groupe de tatas qui n'avait rien à cirer des répercussions que leur comportement insensible risquait d'avoir sur la santé mentale du joueur ciblé. Tout ça débuta à la suite de quelques articles plus ou moins élogieux sur les difficultés qu'éprouvait Brisebois lors des attaques à cinq. Comme c'était pendant une des années du généreux contrat que lui avait accordé Bob Gainey (autour de 3.5 millions par année), plusieurs  journalistes ne se privèrent pas de lui rappeler avec une certaine insistance. Remarquez, ça n'avait tout de même rien à voir avec un Scott Gomez qui empoche présentement le double de son salaire d'alors et qui n'est en réalité utile qu'a transporter la rondelle en zone adverse, pour ensuite se retrouver incapable de placer le disque là où il devrait se retrouver: au fond du filet. Mais bon,  je m'éloigne de mon sujet...

Donc, comme les huées était devenues monnaie courante, elles commencèrent à laisser des empreintes qui allaient éventuellement conduire Patrice Brisebois dans une profonde dépression et tout le bataclan qui vient généralement avec ce type d'écueil: pilules, thérapie et changement d'air radical qui dans son cas, se traduisit par un échange qu'il l'envoya au Colorado évoluer pour l'Avalanche. Nous, amateurs du vénérable club, n'étions pas sans comprendre que notre ami en avait marre de l'ambiance du Centre Bell, mais jamais au point où  il pleurait dans sa voiture après les matchs et qu'il se sentait emmuré dans une solitude qui petit à petit, risquait de lui faire  poser un geste fatal. Croyez-moi sur parole, je sais exactement de quoi je parle.

Ceux qui ont de leurs oreilles entendu le témoignage de Patrice Brisebois à l'émission de Dave Morissette, ont parfaitement bien compris qu'à part un co-équipier et une intervention de Bob Gainey dans les médias, personne dans la chambre des joueurs n'a démontré de compassion à son égard. Voilà ce qui me touche le plus dans cette histoire. Que des ignares jaloux, s'imaginent bêtement que les sportifs millionnaires sont automatiquement immunisés contre la honte qu'engendre les sessions d'insultes à répétition, je peux parfaitement comprendre. On ne pourra jamais contrôler les comportements d'inconscients alcoolisés se laissant entraîner par des mouvements de foule. Mais que des hommes supposément matures, conscients de la pression avec laquelle doit composer tout athlète de cette stature ( cela inclut bien entendu la direction de l'équipe), ne puissent trouver en eux suffisamment de compassion pour appuyer un co-équipier victime d'un traitement aussi injuste que cruel, je ne peux que souffrir avec Patrice Brisebois. Super esprit d'équipe les gars! Bravo!!

Comme beaucoup l'ont fait avant moi, je me permets de saluer bien bas le courage de cet homme. Sa franchise vient de porter un coup important au mythe du super-héros sur patins. Malgré tout, plusieurs croient toujours qu'il n'avait pas la carapace suffisamment épaisse pour évoluer à ce niveau. Quelle tristesse! Il est clair que certains ne posséderont jamais la finesse  nécessaire pour comprendre l'univers de la santé mentale. Je souhaite de tout coeur qu'à l'avenir, les hommes en détresse de la LNH sauront piller sur leur orgueil de gladiateur avant qu'il ne soit trop tard.       



vendredi 7 octobre 2011

Nos amis les saoudiens...



J’ai donc pris l’habitude de vérifier moi-même. Cette fois, on disait vrai. Et j’en suis resté bouche bée. J’en avais entendu parler, mais se faire mettre les citations exactes sous le nez donne un choc. Je ne me croyais pas si naïf.
Mercredi dernier, le National Post évoquait une étude intitulée Ten Years On, réalisée par Nina Shea du Hudson Institute. Vous la trouverez en allant à http://www.hudson.org/files/publications/SaudiTextbooks2011Final.pdf  Nina Shea a étudié les manuels scolaires utilisés dans les écoles publiques en Arabie saoudite.
On ne parle pas ici de brochures circulant au sein d’une secte d’illuminés, mais des livres qui sont le cœur du programme scolaire officiel d’un État national.
Dans un manuel de 8ème année utilisé en 2010-2011, il est écrit : «les singes, ce sont les gens du Sabbat, les juifs; les cochons, ce sont les infidèles associés à Jésus, les chrétiens».
Dans un manuel de «géographie» de 8ème année, on pouvait lire : «les minorités musulmanes dans plusieurs pays du monde sont menacées de génocide et de christianisation ou du danger que l’on implante des idées athéistes et des principes destructeurs dans leurs esprits.»
En 8ème année, on suggère le devoir suivant : «énumérez les défauts des juifs».
Dans plusieurs manuels, les États des Balkans ainsi que la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie sont présentés comme des territoires islamiques «occupés».
Et ça continue ainsi pendant des pages et des pages, dans toutes les matières enseignées et à tous les niveaux.
En 9ème année, on propose les exercices suivants : «vous appelez un ascenseur et, lorsqu’il arrive, il y a une femme seule : que faites-vous ?».
Ou encore : «si une urgence oblige une femme à aller dans un hôpital où il s’avère qu’il n’y a pas de femme médecin, que peut-elle faire pour éviter d’être seule avec le médecin ?».
Un manuel de 10ème année utilisé dans des cours de droit est explicite : «la punition pour l’homosexualité est la mort».
La puissance financière du royaume saoudien lui permet d’exporter ces manuels dans des écoles, des mosquées et des librairies à travers le monde. En 2010, un reportage de la BBC avait établi qu’une quarantaine d’écoles islamiques en Grande-Bretagne utilisaient ces manuels. Elles étaient sous l’autorité directe du bureau culturel de l’ambassade saoudienne.
Le pèlerinage annuel de millions de musulmans à La Mecque et à Médine est une autre formidable occasion de disséminer cette littérature haineuse et violente à travers le monde.
Quinze des dix-neuf terroristes qui ont perpétré les attentats du 11 septembre 2001 venaient d’Arabie saoudite.
Le gouvernement américain, lui, avait obtenu, en 2007, l’engagement du gouvernement saoudien que tout cela serait corrigé. Rien ou presque n’a été fait. Il semblerait que nous ayons trop désespérément besoin de leur pétrole.
Chacun d’entre nous peut aller vérifier. Tout est là, sous nos yeux. Encore faut-il accepter de regarder.»